Le système visuel traite-t-il les photographies comme des fenêtres ouvertes sur le monde ?

Par Emmanuelle Ménétrier, André Didierjean, Évelyne Marmèche
Français

En 1989 Intraub et Richardson mettent en évidence une distorsion de la mémoire visuo-spatiale survenant systématiquement suite à la perception de photographies : l’extension des limites (boundary extension, BE). Celle-ci se traduit par une tendance à extrapoler la structure spatiale de la scène perçue, le souvenir de l’observateur comportant des détails que ne comprenait pas la scène originale, mais qu’il est plausible de trouver au-delà des limites perçues. Cet article se propose de synthétiser l’ensemble des recherches réalisées à ce jour dans ce domaine et d’en discuter certains points. Nous présentons le phénomène du BE, ses principales caractéristiques, ses limites, ainsi que certains points théoriques encore sujets à controverse.

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